Évolution des modalités de prise en charge des formations pour les kinésithérapeutes et les sages-femmes en 2026
La prise en charge financière des formations continues pour les professionnels de santé libéraux évolue de manière significative avec l’année 2026. À la suite de la réunion du Conseil de gestion du FIF PL (Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux) du 20 novembre 2025, de nouveaux plafonds ont été adoptés, marquant une étape importante dans l’accès à la formation pour les kinésithérapeutes et les sages-femmes.
🎯 Contexte : pourquoi ces ajustements ?
Suite à une consommation élevée des fonds observée en 2023, liée notamment à des pratiques de formation parfois inadaptées ou frauduleuses, le FIF PL avait dû réduire les prises en charge. Cette situation a entraîné une diminution des plafonds de formation, limitant l’accès des professionnels à des formations structurantes. Depuis, des outils de régulation et de contrôle ont été mis en place efficacement, ce qui a permis de restaurer l’équilibre budgétaire du Fonds.
📌 Kinésithérapeutes : des conditions de financement renforcées
Pour la profession de masseur-kinésithérapeute, les critères de prise en charge appliqués pour 2026 confirment et maintiennent des plafonds revalorisés :
- 💶 300 € par jour de formation (plafond journalier) ;
- 📅 900 € par an et par kinésithérapeute (plafond annuel), dans la limite du budget disponible pour la profession.
Ces montants s’appliquent aux demandes déposées à partir du 1ᵉʳ janvier 2026 et concernent les formations reconnues comme éligibles par les critères professionnels définis.
⚠️ Pour les formations en e-learning, la prise en charge reste généralement limitée à 50 % des plafonds journaliers et annuels (soit jusqu’à 150 €/jour et 450 €/an pour les kinés).
🤰 Sages-femmes : des montants adaptés aux spécificités de la profession
La profession de sage-femme connaît également une évolution des modalités de prise en charge :
- 💶 200 € par jour de formation (plafond journalier) ;
- 📅 750 € par an et par sage-femme (plafond annuel), toujours dans la limite du budget disponible.
Ces critères ont été définis en tenant compte des spécificités de la profession et de la diversité des compétences requises en périnatalité, santé publique, communication obstétricale et soins gynécologiques.
📌 Points communs et bonnes pratiques
💡 Quelques éléments à retenir pour tous les professionnels :
- Toutes les formations doivent être dispensées par des organismes certifiés Qualiopi et répondre aux critères spécifiques de la profession pour être prises en charge par le FIF PL.
- Les micro-entrepreneurs bénéficient d’une prise en charge proportionnelle à leur cotisation CFP (Contribution à la Formation Professionnelle).
- Les plafonds s’appliquent dans la limite du budget disponible de chaque profession — il est donc recommandé de déposer les demandes en amont des formations.
- Les formations déjà financées par le CPF (Compte Personnel de Formation) ou celles ne correspondant pas aux critères ne sont pas prises en charge par le FIF PL.
🛠️ Perspectives : vers une formation continue plus durable
Ces ajustements témoignent d’une volonté forte des instances représentatives professionnelles de garantir une offre de formation qualitative, sécurisée et durable, tout en assurant une gestion rigoureuse des ressources du FIF PL.
👉 Pour les professionnels souhaitant optimiser leur parcours de formation en 2026, il est essentiel de bien connaître ces nouveaux plafonds et d’anticiper leurs demandes de prise en charge. La formation continue reste un levier indispensable pour assurer des soins de qualité et évoluer professionnellement dans un environnement de santé en constante mutation.
🔄 Fin du DPC ? Ce qui change pour les kinésithérapeutes et les sages-femmes
Un sujet récurrent dans le monde de la formation professionnelle est l’avenir du Développement Professionnel Continu (DPC), dispositif obligatoire depuis 2013 pour la majorité des professionnels de santé et qui permettait jusqu’à présent de financer une partie de leurs formations tout en validant une obligation triennale de développement des compétences.
📌 Le DPC en 2026 : pas de suppression immédiate, mais une année de transition
Contrairement à certaines interprétations alarmistes, le DPC n’est pas supprimé en 2026. Les autorités ont confirmé que le financement du DPC est garanti pour toute l’année 2026, et que les modalités habituelles d’inscription et de prise en charge restent applicables pour cette période.
👉 Les inscriptions aux actions DPC pour l’année 2026 ont même été ouvertes officiellement dès décembre 2025, permettant aux professionnels de planifier leur formation dans les délais habituels.
De plus, les orientations nationales prioritaires du DPC 2023-2025 ont été prolongées jusqu’au 31 décembre 2026. Cela signifie que les thématiques définies pour la dernière période triennale continuent à être reconnues et financées pour les formations 2026.
📅 Une réforme en cours vers 2027
Ce qui change véritablement, c’est que le cadre du DPC tel que nous le connaissons aujourd’hui est en pleine transformation.
Ce cadre renouvelé vise à simplifier les démarches administratives, adapter les financements aux besoins réels des professionnels et assurer une meilleure cohérence entre la formation continue, le financement et les obligations réglementaires.
En pratique pour 2026 :
- ✔️ Le DPC reste actif et financé normalement pour les kinésithérapeutes et les sages-femmes.
- ✔️ Les professionnels peuvent s’inscrire à leurs formations 2026 et valider leur obligation triennale dans ce cadre.
- 🔜 Une transition progressive vers un nouveau modèle est attendue en 2027.
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